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Parlons Politique !

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La minute historique #5  : 2017, une année mouvementée

La minute historique #5 : 2017, une année mouvementée

Dans la Minute Historique, nous allons revenir sur certains événements qui ont
marqués cette année que ce soit en France ou bien à l'international.
Nous évoquerons également en dernier lieu la mise en avant sportive de la France avec l’obtention des Jeux Olympiques 2024 et de la Coupe du Monde de rugby 2023.

 

Hors de nos frontières, que ce soit Outre-Atlantique ou chez nos voisins
frontaliers : L'année 2017 fut sur le plan international une année de
changements et de beaucoup de ruptures. 

Le 20 Janvier 2017, le Monde assistait, sur les marches du Capitole à
Washington DC, à l’investiture du 45ème président des Etats-Unis d’Amérique : Donald Trump. Face à une foule de 250.000 personnes (un taux bien inférieur aux deux
investitures de Barack Obama respectivement de 1,8 millions en 2008 et 1 million en
2012), le nouveau chef d’état prêta serment et fut officiellement investi dans sa fonction
présidentielle. Un an après son élection face à Hillary Clinton, voici quelques mesures
prises par le président américain :

23 Janvier : 1er décret contre l’avortement.

25 Janvier : Décret posant les premières mesures pour construire le mur avec le Mexique
(actuellement différents prototypes sont à l’essai, le financement est quant à lui
incertain).

1er Juin : Retrait des Etats-Unis de l’accord du climat de Paris, Donald Trump
dira « Je ne peux pas, en conscience, soutenir un accord qui punit les États-Unis [...].
J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris !
».

7 Décembre : Le président américain reconnaît Jérusalem comme capitale de l’état
d’Israël.

Cependant, il n’y’a pas que de l’autre côté de l’Atlantique qu’un important scrutin avait
lieu.

En effet, la Turquie, le 16 Avril 2017 des suites du putsch raté de Juillet 2016, a voté
lors d’un référendum visant à inscrire dans la constitution de 1982, les amendements de
2017. Ces amendements ont pour but de faire passer les institutions d’un régime
parlementaire vers un régime présidentiel. Ces derniers ayant été adoptés le 21 Janvier,
les autorités décidèrent que le vote référendaire servirait de confirmation. 51,41% de la
population approuva cette réforme renforçant le pouvoir de l’actuel président Recep
Tayyip Erdogan, tandis que 48,59% des turcs la rejeta. Depuis, la situation en Turquie
est plus ou moins tendue : arrestations, jugements, licenciement ainsi que des tensions
avec Israël.

Outre-Rhin, l’Allemagne, devait renouveler les 598 sièges du Bundestag. Les élections
fédérales eurent lieu le 24 septembre 2017. À l’issue du scrutin débutait la dix-neuvième
législature de la République Fédérale d’Allemagne. Malgré une participation en hausse
par rapport aux élections de 2013, les deux partis phare la CDU/CSU et SPD
enregistrent leurs pires résultats depuis les élections d’après-guerre.

"Victoire cauchemardesque pour Merkel"/ " Journée Noire pour Schulz"

En effet la CDU/CSU, parti de la chancelière Angela Merkel, enregistre 32,93% des voix (8,6% en moins que 2013) et un total de 246 sièges. Le SPD de Martin Schulz obtient 20,51%
(5,2% de moins) et 153 sièges. Ces élections ont vu revenir pour la première fois
depuis 1945 un parti d’extrême droite, l’AFD avec 12,64%, qui obtiendra 94 sièges. 
L’échec de la « coalition Jamaïque » entre la CDU/CSU, le FDP et les Verts (suite au
départ de la FDP) et à la prise de position du SPD comme force d’opposition empêchèrent
la formation d’un gouvernement. Cependant le 14 décembre dernier les négociations ont repris entre le SPD et la CDU afin de former une « Groko » (Grande coalition). La Chanceliere reste en
attendant paralysée sur la scène européenne.

Outre les élections ou réformes constitutionnelles qui ont traversées différents pays du
monde, l’actualité internationale a été importante en Asie.

Tout d'abord, la République Populaire de Chine a vu le 19ème Congrès du Parti
communiste Chinois s’ouvrir le 18 Octobre 2017 pour une semaine. Concrètement, ce
congrès boucle le premier mandat du secrétaire général Xi Jingping, le dirigeant a donc été à l’honneur. Xi Jingping ,à l’image de Mao, a installé son image et son culte de la personnalité :  le portrait du leader chinois est partout...même sur des assiettes.

Une exposition à Pékin célèbre les réalisations du numéro un chinois, plusieurs visiteurs la fréquente chaque jour. À l’issue de cette semaine exceptionnelle, outre le renforcement du pouvoir de Xi Jingping, le PCC s’est engagé d’ici 2035 à améliorer la qualité de l’air. Pour ce faire, des contraintes de production seront instaurées pour réduire d’au moins 15% dans 28 des villes les plus exposées à la pollution.


Deuxièmement, l’année 2017 a été marquée par les tensions provoquées par la Corée
du Nord à l’encontre de la communauté internationale. En effet, la crise ayant
débutée en 1989 a pris une toute autre ampleur aujourd’hui. La multiplication des essais
de tir de missiles par Pyongyang, la possession de l’arme nucléaire ne fait
qu’augmenter les tensions, avec la Corée du Sud, le Japon, et les Etats-Unis.

Si les démonstrations de forces, et autres menaces ne cesse de rajouter de la pression sur la
situation actuelle, rappelons en deux dates la tension autour de cette situation :

29 Août : Pyongyang tire un missile balistique au dessus du Japon, qui s’abimera en mer,
tandis que 3 semaines auparavant le président américain Donald Trump avait menacé
le régime de Kim Jong-un de déchaîner « le feu et la colère ».

29 Novembre : le missile balistique de type Hwasong-15 est susceptible de toucher le territoire américain des deux côtes.

L’actualité internationale fut importante, cependant elle ne fut pas des moindres en France.

Tandis que la course à la présidentielle battait son plein, la favori, candidat Les
Républicains François Fillon fut frappé par une affaire. L’affaire Fillon ou « Penelopegate » fut révélée le 25 Janvier par le Canard Enchaîné. Le journal révèle
d’abord que la femme du candidat, Pénélope Fillon aurait touchée 500.000€ comme
attachée parlementaire entre 1998 et 2007. Ensuite, cette dernière aurait eu un emploi à
la Revue des Deux Mondes d’où elle aurait perçue la somme de 100.000€. L’absence
de preuves convaincantes liées à ces activités superposée à la distance de cette
dernière à la vie politique de son mari ont agrémenté les soupçons d’emplois fictifs. Le
1er Février, les chiffres perçus par Pénélope Fillon sont vus à la hausse. Cela inclut les
années 1980-1990 et 2013. Le total du salaire brut touchée par l’épouse du candidat
s’élève à 813.440€. De plus, nous apprenons que 84.000€ ont été versés à deux de
leurs enfants eux aussi assistants parlementaires lorsque François Fillon était sénateur.

François Fillon et sa femme Pénélope Fillon


Le 14 Mars, le candidat est mis en examen pour : détournement de fonds publics,
complicité et recel de détournements de fonds publics, complicité et recel de biens sociaux, et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la
transparence de la vie publique. Cette affaire à contribué à l’avénement des lois pour la
confiance dans la vie politique. Aujourd’hui, les parlementaires ne peuvent plus employer
des membres de leurs familles.

 

François Hollande, début décembre 2016

La course à l’Elysée, qui était lancée depuis la décision surprenante de François Hollande, de ne pas se présenter à sa propre succession, a vu de multiples
rebondissements.

 

En effet, onze candidats se sont affrontés lors du premier tour du scrutin.

Les 11 candidats à l'élection présidentielle

La campagne fut perturbée par les affaires politiques et judiciaires visant François Fillon et Marine Le Pen. Au terme du premier tour, Emmanuel Macron et son mouvement En Marche !

(24,01%) et Marine Le Pen du Front National (21,30%) parvinrent au second tour en
devançant François Fillon (20,01%) et Jean-Luc Mélenchon (19,58%). 

 

 

 

Durant les deux semaines de combat intense de l'entre-deux-tours où les candidats se rendirent coup pour coup, avec comme symbole le débat télévisé du 3 mai, qui fut d'une intensité remarquable dans l'Histoire de la Vè République.


Emmanuel Macron est élu avec 66,10% des voix contre 33,90% son adversaire. Le
candidat de 39 ans est le plus jeune Chef d’Etat républicain français depuis Napoléon
Bonaparte, 30 ans en 1799.

À la suite des présidentielles ont suivis les élections législatives les 10 et 17 juin.

Chaque président élu a toujours disposé d’une majorité à l’Assemblée Nationale.
Emmanuel Macron n’aura pas dérogé à la règle. Le scrutin se déroulant les 11 et 18
Juin a vu En Marche et son allié le MoDem obtenir 350 sièges sur 577.

Différents groupes se sont formés à l'Assemblée nationale :

- La République en Marche, parti du Président de la République aura obtenu en tout et pour tour 314 députés, soit 54,41% des sièges. 

- La Mouvement démocrate, parti allié à LREM, obtient 47 sièges, soit 8,14% des sièges.

La Majorité Présidentielle obtiendra au sein dans l'Assemblée Nationale 62,55% des sièges, et est donc absolue. 

- Les Républicains, premier parti d'opposition en nombre de députés, se compose de 100 députés, soit 17,33% des sièges

- Les Constructifs ( désormais UDI, Agir et indépendants), issu d'une scission avec Les Républicains, rassemble 35 députés, soit environ 6% des députés. 

Les groupes de droite et de centre-droit, toutefois divisés, réunissent 23,3% des députés à l'Assemblée nationale.

Quant aux partis de sensibilités de gauche, ils sont au nombre de trois au sein de l'hémicycle. 

- Nouvelle Gauche, groupe parlementaire rassemblés autour des députés élus sous l'étiquette Parti socialiste et issus d'alliés idéologiques, tels le mouvement Génération-s ou le MRC, réunit 30 députés, soit 5,2% des sièges. 

- La Gauche démocratique et républicains, réunissant 11 députés communistes et 5 députés ultramarins, soit 16 députés, équivaut à 2,59% des sièges. 

- La France Insoumise, présidée par Jean-Luc Mélenchon, réunit 17 députés, soit presque 3% des sièges.

Dans l'ensemble, les partis de sensibilités de gauche réunissent environ 10,8 % des sièges.

A noter également la présence de 17 députés non-inscrits, parmi 8 députés ( soit 1,4%) élus sous la bannière Front National. 

 

Outre l’activité politique, la France a été mise à l’honneur, sur le plan sportif.

En effet, le 13 Septembre, lors de la 131ème session du Comité
International Olympique à Lima au Pérou, Paris est officiellement désignée comme la
ville organisatrice des Jeux Olympiques 2024.

Certes depuis les retrait de Rome,
Hambourg et Budapest, il ne restait que Los Angeles et Paris. Depuis le 31
Juillet
le suspense n’était plus, les deux villes s’étant mise d’accord avec le CIO pour
que la capitale française obtienne les JO2024 tandis que la ville américaine obtiendrai ceux de 2028.

 

Un siècle après ses derniers jeux, Paris retrouvera la bannière olympique. L’avantage
est que Paris dispose de 95% des sites, il n’y’a que le site aquatique, l’arène de 7500
places pour le basket et le village olympique à construire.

 

 

 

 

De plus, la France a obtenu l’organisation de la Coupe du Monde de rugby en 2023. Il y’avait en concurrence l’Afrique du Sud et l’Irlande. Le 23 septembre à Londres étaient présentés les dossiers de candidatures. Le 31 Octobre, une commission mandatée par World Rugby dévoile à partir de l’étude des cas une analyse sur 5 critères. Le 15 Novembre lors du vote, la France et l’Afrique du Sud se retrouvent au second tour, et par 24 voix contre 15 la France est désignée organisatrice.

 

 

 

Pour conclure, l’année 2017 s’est avérée à l’international comme une année de
rupture et de tensions tandis qu’a l’échelle nationale la France a connu, pour faire simple, à un profond renouvellement de son paysage politique et une mise en avant sur le
plan sportif.