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Parlons Politique !

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L'UDI

Jeune parti centriste, l'UDI hérite des différents partis centristes de la seconde moitié du XXème siècle. Plus proche de la droite que de la gauche, le centre a pu soutenir la droite tout comme la contrer en se plaçant aux élections de grande ampleur en se voulant comme adversaire de la droite et de la gauche.

I. Histoire du centre en France depuis la IVè République

Créé sur une idéologie démocrate chrétienne avec une politique de gauche, le Mouvement République Populaire est le parti centriste dès la libération. Le parti est soutenu à ses débuts par le Général de Gaulle, avant que ce dernier crée son propre parti, le MPF, en 1947. En se différenciant des modérés de droite, le MRP est la seconde force politique après le Parti Communiste aux premières élections législatives de 1945. Le MRP attire particulièrement l'électorat féminin et l'électorat conservateur. L'année suivante, le MRP devient la première force politique avec 28.3% des voix, mais perd rapidement sa place de leader politique lorsque le PC gagne les élections suivantes. En 1951, le MRP participe avec la SFIO et d'autres partis de gauche à la coalition gouvernementale "Troisième Force" qui était contre le gaullisme et le communisme. Le parti centriste perd en voix mais reste tout de même au gouvernement.

A partir de 1956, le MRP compose avec des partis de droite une alliance , et intègre le gouvernement dès 1957 et ne le quittera pas jusqu'à la fin de la IVè République. Le parti centriste aura donc passé la majorité de la IVè République au gouvernement.

Le retour du Général de Gaulle au pouvoir en 1958 ne sera pas profitable pour le MRP qui devient la 6è force politique politique, en ayant récoltés moins de 10% aux élections législatives de 1958. Cela dit, le MRP intègre le gouvernement gaulliste. Les centristes perdent leur place au gouvernement en 1962, lorsque les gaulliste obtiennent à eux seul la majorité absolue.

Aux premières élections présidentielles à suffrage universel, en 1965 ,le MRP présente comme candidat Jean Lecanuet. Il se présente comme la troisième grande figure de cette élection, contre François Mitterand (SFIO) et contre le Général de Gaulle ( président sortant UNR-UDT).Le candidat centriste reçoit 15% des voix et contribue au fait que le Général de Gaulle soit mis en ballottage

Ce dernier changera le nom du parti en Centre démocrate en 1966. Il aura néanmoins à subir la départ de certains cadres du parti vers la gauche. Aux élections législatives de 1967, le centre perd en sièges en obtenant environ 5% des sièges de l'hémicycle. La dissolution de l'assemblée de mai 1968 fera perdre encore plus de sièges au CD.

En 1969, le parti centriste se divise en 2 : le Centre démocrate soutien la candidature d'Alain Poher, président du Sénat et président par intérim suite à la démission du Général de Gaulle. Cependant de nombreux cadres du parti ne sont pas d'accord et soutiennent la candidature de Georges Pompidou (UDR). Ces derniers créeront le mouvement dissident Centre démocratie et progrès. Le CDP aura sa place au gouvernement, contrairement au CD qui est dans l'opposition.

Les deux partis auront environ le même nombre de députés élus aux élections législatives de 1973. Un an plus tard, pour l'élection présidentielle anticipée suite à la mort de Georges Pompidou, , le CD se prononce son soutien à la candidature de Valéry Giscard d'Estaing, futur président élu. Le CDP soutien Jacques Chaban-Delmas, candidat gaulliste, qui n'atteindra pas le premier tour.

En 1976, les deux partis centriste se réconcilient pour devenir le Centre des démocrates sociaux.En 1978, c'est un des partis fondateurs de l'union du centre : l'Union pour la démocratie française, avec différents courants libéraux et sociaux-démocrates.

L'UDF connait à ses débuts quelques succès politiques : aux élections législatives de 1978, il est la deuxième force politique et passe devant les socialistes. En ayant Simone Veil comme tête de liste, l'UDF remporte l'élection européennes avec 27% des suffrages exprimés.

En 1981, l'UDF soutient la candidature de Valéry Giscard d'Estaing. Le président sortant sort vainqueur du premier tour, avec 28% mais perd le second et donc par conséquant n'est pas réelu à la présidence de la République. Le nouveau président dissout l'assemblée nationale et les socialistes gagnent, l'UDF se retrouvant dans l'opposition avec le RPR. L'UDF et le RPR s'allient dans l'opposition et émettent un liste commune aux élections européennes de 1984, dans laquelle Simone Veil, comme 5 ans plus tôt,est tête de liste .La liste UDF-RPR remporte les élections avec 43% des voix. Deux ans plus tard,Jacques Chirac mène la liste RPR-UDF aux élections législatives. Le RPR remporte les élections, et l'UDF rentre dans le gouvernement jusqu'en 1988. Par contre, l'UDF présente son propre candidat aux élections présidentielle de 1988, Raymond Barre, contre Jacques Chirac et François Mitterand. Le candidat UDF parvient pas à accéder au second tour, et François Mitterand est réelu pour sept ans. Le président réelu dissous encore une fois l'assemblée : l'UDF ne fait pas liste commune avec le RPR, et ces deux partis redeviennent des partis d'opposition. 5 ans plus tard, l'UDF, en alliance avec le RPR, remporte les élections, qui sera une défaite pour la gauche. Ils forment à eux deux le nouveau gouvernement de cohabitation, dirigé par Edouard Balladur. Aux élections européennes de 1994, ils présentent une liste commune et remportent cette élection. Néanmoins l'UDF se divise, tout comme le RPR, pour l'élection présidentielle de 1995 : certains soutiennent Edouard Balladur, et d'autre soutiennent Jacques Chirac. Néanmoins, le parti soutiendra officiellement Edouard Balladur. Ce dernier ne passera pas le premier tour, et Jacques Chirac,candidat RPR, est élu président de la République. Les élections législatives, deux ans plus tard, seront une défaite pour l'UDF. En terme de voix, l'UDF est 4ème, après le PS,le RPR et le FN. Par contre, l'UDF parvient à obtenir 19% des députés. La victoire de la gauche mènera l'UDF dans l'opposition.

L'UDF se divise en 1998 suite à l'action de certains cadres du parti qui condamnèrent ou non des accords entretenus avec le FN. Certains dissidents créent rendent leur mouvement de "Démocratie libérale" indépendant de l'UDF. A ce moment là l'UDF change de président,François Bayrou, et change de ligne de conduite du parti. .Ce dernier se présente pour l'UDF aux élections présidentielles de 2002 et fait presque 7% des voix derrière le RPR,le FN et le PS.

Néanmoins,François Bayrou a du mal à lutter contre la création de l'UMP, nouveau parti de droite souhaitant rassembler toutes les forces de droite et du centre. Aux élections législatives de 2002, l'UDF aura moins de 5% d'élus et de voix.

L'UDF remontera la pente en ayant 12% des voix aux élections régionales et européennes de 2004.

En 2007,François Bayrou est candidat pour l'UDF à l'élection présidentielle. Il aura 18.57% des voix au premier tour, mais est derrière l'UMP et le PS. Entre les élections présidentielles et les élections législatives,François Bayrou dissous l'UDF dans un nouveau parti, appellé Mouvement Democrate (MODEM). Néanmoins, des cadres et élus de l'UDF n'étaient pas d'accord avec le nouveau parti, et créent leur propre parti, comme le "Nouveau Centre" ou "l'alliance centriste". Aux élections législatives, le Modem fait élire 3 députés.

Les élections européennes de 2009 seront un échec pour le Modem qui reçoit 8.5% des voix, et perd de nombreux électeurs au profit d'Europe Ecologie.

5 ans après la création du parti, François Bayrou se représente aux élections présidentielles. Il obtient moins de 10% des voix, et appelle à voter pour candidat socialiste, fait rare pour le centre.

Aux élections législatives de 2012, le Modem obtient 2 élus et 2.71% des voix sur le territoire national.

Après ces élections, un nouveau rassemblement centriste se forme : l'Union des démocrates et des indépendants. Il rassemble des anciens de l'UDF partis en 2007 ou 2012 pour rejoindre l'UMP ou d'autres partis centristes.

Aux élections européennes de 2014, les principaux partis centristes feront liste commune: Ils feront près de 10% des suffrages.

L'UDI fera liste commune avec Les Républicains en 2015 aux élections régionales : la liste appelée "union de la droite" est la seconde en terme de voix derrière le FN , mais première en terme d'élus.

Aujourd'hui, après tant de querelles et de réconciliation, est-ce qu'un parti centriste peut-il changer la tendance politique du pays ?

II. Programme du centre

L'UDI et le centre en général a comme idéologie d'être socio-libéral, démocrate chrétien, progressiste et europhilie.