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Parlons Politique !

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La civic'tech : chance ou menace ?

La civic'tech : chance ou menace ?

Aujourd’hui, la révolution numérique est au coeur des réflexions politiques. Nous sommes désormais au sein d’une nouvelle ère politique. La civic tech rassemble des technologies civiques qui ont pour but de permettre aux citoyens de prendre part aux prises de décisions publiques et de se mobiliser dans le cadre de l’intérêt général. Cette démocratie numérique demande d’être maîtrisée. Ils permettent donc un engagement citoyen et une participation démocratique, notamment à travers des pétitions. Depuis deux décennies, deux grands sujets nous ont marqués : la crise économique et  la révolution numérique. Plutôt que de séparer ces deux sujets, il serait préférable de tirer profit de cette révolution numérique afin d’envisager une sortie de crise. Notre République se numérisera-t-elle suffisamment durant la prochaine décennie ? La « civic tech » va-t-elle progressivement envahir la sphère politique ? 

Comment les technologies numériques peuvent apporter de l’aide à la démocratie ?

Le terme recouvre tout outil numérique utilisable par les citoyens pour influer sur la scène publique. A l’heure où les institutions et les élus ne cessent de perdre en crédibilité, ils  ont intérêt à placer de grands espoirs dans ces technologies. Elles pourrait élargir considérablement le nombre de participants à la décision publique, tant à l’échelle locale que nationale. En mettant en place un réseau, Internet permettrait tout à la fois d’informer, de faire dialoguer les idées et permettrait aux citoyens de donner leur avis dans le but de faire émerger une intelligence collective assurant par conséquent une meilleure participation citoyenne aux instances démocratiques.

La communication politique gagnerait sûrement à investir davantage sur les réseaux sociaux, nouveaux lieux de la société civile. Elle modifierai le jeu des acteurs comme par exemple lors  de la construction des projets en lois, qui pourrait être plus personnalisé. En France, avec une loi permettant davantage de numérique au sein des instances de la République, les citoyens pourraient participer à l’élaboration des textes de lois. C’est la première fois qu’on assisterait à une démocratie appuyée sur autant de spontanéité citoyenne. L’ouverture des données publiques permettrait entre autre aux citoyens d’avoir accès à l’action publique.

Notre génération passe à un mode de vie de plus en plus collaboratif. Les enjeux d’aujourd’hui ne nous laissent pas forcément le choix. Il est nécéssaire de faire changer les choses si nous ne voulons pas que nos démocraties soient emportées par la colère et le renoncement. Le numérique doit être utilisé comme une chance. Un gouvernement ouvert repose sur un espace de collaboration entre les institutions publiques et les citoyens. Les intérêts et les moyens de chacun sont naturellement différents. Les institutions ont alors comme  but d’’améliorer la qualité et la transparence du service public et de moderniser leur mode de direction.

L’intérêt pour ces outils numériques est réel des deux cotés. Mais lorsqu’on regarde mieux, on s’aperçoit que celles qui ont donné naissance à une délibération démocratique. Plate-forme Web pour des primaires citoyennes, comparateur en ligne de programmes politiques, outils de gestion de la relation au citoyen, applications pour évaluer et contribuer aux politiques publiques,… Le champ des possibilités est vaste, notamment à l’échelle locale. L’objectif est d’encourager par exemple les habitants à s’impliquer dans le développement de leur ville.


La « Civic Tech » est déjà une réalité concrète à travers ces deux exemples:

   - La maire de Paris, Anne Hidalgo( PS) , annonce la création d’un nouvel accélérateur d’entreprise pour les start-ups « citoyennes » au cœur de la capitale, un centre d’innovation sur le modèle du Civic Hall de New York. : Ces outils vont lui permettre de mieux connaitre ce que les citoyens pensent sur le terrain.

    

- La mairie de Voisins-le-Bretonneux (Yvelines) a démontrée qu’une plateforme numérique pouvait compléter des démarches : par exemple, elle a pu au sein de la commune promouvoir la participation des habitants aux décisions municipales. Un sondage sur la création d’une mutuelle locale a suscité près de 500 réponses, ce qui a été une avancé majeure pour la commune.

Une population néanmoins incertaine

La civic tech’ est un outil très récent. Elle favorise l'expression des citoyens ordinaires tout en rendant visibles les discussions à grande échelle au sein de la société. A l’heure d’aujourd’hui, les conversations des internautes ne s'évaporent pas des réseaux sociaux. Elle permettrait ainsi de lier les internautes plus facilement avec les lieux de la vie politique. Cet élargissement de l'espace public, un échange plus direct, permettrait d’encourager une démocratie plus ouverte et participative.

Néanmoins, il est possible de voir à travers ce progrès technologique une menace totalitaire à travers le Big Data et l’intelligence artificielle. 

Conclusion

La nouvelle ère technologique qui nous survient est encore pleines d’incertitudes. L’économie recréera-t-elle de l’emploi ? Une régulation doit être imposée pour encadrer les dérives rendues possibles par l’arrivée de cette nouvelle ère technologique. Cette transition est donc à maitriser. Il faut noter qu’à l’élection présidentielle de 2017, seul Benoit Hamon mettait en avant cette transition au numérique.