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Parlons Politique !

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La question de la laïcité

La question de la laïcité

 

La laïcité consiste à poser la question de la place des religions sur un territoire. Une majorité  de Français ont une opinion assez positive de la situation en France. Néanmoins depuis 20 ans, la France a dû faire face à divers coups dans le dos à ce sujet. Jacques Chirac a fait son premier voyage diplomatique en Italie au Vatican, lieu où loge le Pape, par opposition à ces prédécesseurs et successeurs qui ont rendu fait attention de ne pas se positionner sur des lieux qui reflètent la religion catholique à proprement dit. Nicolas Sarkozy a adjectivé la laïcité, alors que François Hollande, François Mitterrand et Georges Pompidou se sont soustrait à cette coutume. Certaines exceptions sont faites à l’article 1 de la Loi de 1905 ( « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public ») notamment le concordat appliqué sur le droit local en Alsace et en Moselle, datant encore de lois allemandes adoptées avant 1918. Ce dernier consiste à verser un salaire au prêtre et leur confier un statut de fonctionnaire. Le passé a pu montrer que le principe de la laïcité est loin d’être mis en pratique par le gouvernement.

La laïcité est-elle menacée depuis 1905?

Si la séparation implique théoriquement l'interdiction de toute subvention, directe ou indirecte, en faveur d'une communauté religieuse, ce régime de séparation est loin d'être absolu. La séparation des églises et de l’Etat consiste à la liberté d’exercice des cultes. Pourquoi l’a t-on fait? La laïcité a été mise en place pour la volonté d’émanciper et de se libérer de toutes contraintes extérieures ou intérieures, afin que personne n’ai de compte à rendre à aucune religion. On peut parler ici de liberté de conscience. La laïcité n’est pas dirigée contre les religions mais se place en opposition face au clergé qui brimerait certaines libertés. La France a essayé, dans l’histoire, de s’émanciper de l’Eglise catholique. Le régime des concordats est celui organisant les rapports entre les différentes religions et l’Etat dans toute la France depuis 1801.

Les libertés religieuses et de conscience sont- elles respectées ?

Oui, nos textes de droits les respectent. Mais si l’on souhaite prendre pour exemple un cas pratique, observons les personnes de confession musulmane qui se sentent menacés par les fondamentalistes : des peurs se développent et l’on note de plus en plus d’attaques verbales. Le respect de la liberté de conscience n’est pas respecté sur une certaine partie du territoire, comme en Moselle ou en Guyane, où le droit local a mis en place entre autres la rémunération des curés. On a eu l’occasion de beaucoup polémiquer sur ce sujet lors de la mise en place de lois répressives envers la laïcité. Tout d’abord, l’interdiction du port de signes religieux dans les écoles, restreignant ainsi le port de signes religieux ostentatoires a été mis en place en 2004. Néanmoins, la loi autorise le port de signes religieux discrets. Le voile ainsi que la kippa sont donc interdit mais les croix autour du cou n’en subissent pas l’effet. Depuis le 11 octobre 2010, une loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public est rentrée en vigueur

Comment se déroule le processus de laïcité dans d'autres pays européens ?

Au Danemark, plus de 8% de l’Etat appartient à la religion. On peut donc parler ici de religion d’Etat. Un chiffre sur ce cas pratique : 70% des Danois sont baptisés et restent membres de l’Eglise danoise. (IPSOS - 2011)
L'État participe au financement des communautés religieuses en Allemagne, en Belgique, au Danemark, en Espagne et en Italie. On peut notamment citer les Belges et les Anglais qui ont autorisés le mariage homosexuel au cours des dernières années. 
Aujourd’hui, l’Etat français subventionne les écoles privées religieuse alors que la loi de 1905,  a été mise en place pour que cela ne se passe pas ça. Finalement, la loi du 31 décembre 1959 relative aux rapports entre l'État et les établissements d'enseignement privé prévoit que ces derniers peuvent bénéficier d'aides publiques si ils passent un contrat avec l'État. 

Comment évaluer la laïcité en France aujourd'hui ? 

En France, un partie importante d’individus sont prédéterminés par leurs origines familiales.   L’individu n’est pas toujours garanti du choix de sa propre religion.

Malgré ses lois répressives évoquées plus haut adoptées par différents gouvernements, l’Etat s’est éloigné des dogmes religieux, nous permettant ainsi rendre part du progrès de la laïcité dans le cadre de la loi. 
La laïcité de l’Etat français est actuellement appuyée par les Constitution de 1946 et de 1958. Son application se réfère à l’article premier de l’actuelle Constitution : 

« Article premier — La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »

Ainsi, comme l’affirme Louis de Naurois, ancien professeur à la faculté de droit canonique de Toulouse, la laïcité en France peut être synthétisée par deux idées simples : un pouvoir public sécularisé et une activité religieuse renvoyée à la sphère privée. 

Que penser pour un avenir sur le positionnement de la laïcité ? 

Tout d’abord, la question de la femme doit être mise en avant. On pourrait dire que les  trois religions monothéistes ne sont pas spécialement tendres avec les femmes : aucun des trois livres sacrés n’abordent le respect des droits des femmes, où l’on ne prend seulement la femme en compte que en tant qu’épouse ou mère. Ainsi, à la lecture des trois livres sacrés, la femme n’est pas à considérer d’égal à égal avec l’homme. Toutes les lois passés portant sur l’égalité entre les hommes et les femmes ont le plus souvent connus une contestation religieuse, notamment de la part de l’Eglise catholique. 

Lutter contre les discriminations religieuse est compliqué : l'avis des Français est, en général, assez fermé. Sur certaines les questions, les avis peuvent diverger et s’éloigner du politiquement correct. A la suite d’une étude de l’institut Ipsos fin janvier 2016, on prend en compte une méfiance envers les juifs et les musulmans assez importante. Un tiers des personnes sondés comprend que la réaction raciste envers une personne immigrée peut se justifier. Autres chiffres marquants : 56% des personnes interrogés jugent qu’ils réagiraient mal si leur fille épousait un musulman. En ce qui concerne les juifs, les discriminations sont différentes et sont marques par un « pouvoir trop important ». 60% des personnes interrogés pensent que les juifs sont responsables dans la montée de l’antisémtisme, et 13% des Français interrogés pensent qu’il y a «  un peu trop de juifs en France ».

Les attentats de Charlie Hebdo a forcé un rapprochement entre les islamistes et les musulmans.. Un musulman est un fidèle à l’islam ,alors que les islamistes constituent un mouvement regroupant les courants les plus radicaux de l’islam, en ayant pour but de faire cette religion un courant politique. 

A titre d’exemple, manger ensemble, c’est créer une communauté. Une communauté peut contenir bien évidement plusieurs personnes de différentes religions. Ce qui n’est pas respecté partout. De plus en plus d’écoles doivent supprimer les repas sans porcs par manques d’argents. Certains élèves ne pouvant pas manger de porc pour des raisons religieuses sont contraints à être privé de cantine. Les mélanges des religions se font de moins en moins facilement dans les écoles en France.

Que retenir ? 

Pour conclure, la laïcité se définit par l’égalité de traitement des religions. La France a certes connus certains points négatifs depuis la mise en place de la Loi de 1905 mais elle demeure toutefois en voie de déchristianisation. La laïcité est un sujet à prendre encore au sérieux car elle n’est pas respectée partout. Les personnes se disant sans religion pourraient être plus nombreuses que celles se revendiquant du catholicisme selon l'institut de sondage CSA. Quelques soient les libertés, la séparation de l’Etat et l’Eglise est à la grâce de nos élus. Aucune loi doit être contestée par une religion. Chaque citoyen doit respecter cette lois. Ce sujet majeur est encore insuffisamment traité politiquement.