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Parlons Politique !

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Quel est le sens d'une primaire à gauche ?

Quel est le sens d'une primaire à gauche ?

Quel est le sens d'une primaire à gauche ?

Au lendemain du premier débat entre les sept candidats de la primaire dite « citoyenne »,  on peut penser que la gauche aura du mal à trouver le candidat « miracle » qui lui permettra d’atteindre le second tour de l’élection présidentielle. Voulant se rassembler derrière un candidat qui devra faire face à Emmanuel Macron d’un côté et Jean-Luc Mélenchon de l’autre, la « belle alliance populaire » sera fera, mais difficilement.


C’est davantage sur la non-division que sur l’union que nous pourrons juger de cette primaire.  Entre les frondeurs incarnés par Benoit Hamon et la gauche ‘’ de gouvernement ‘’ représentés par Manuel Valls, peut-on encore se retrouver au sein d’un unique et seul parti politique ?
Il est difficile d’imaginer un Parti Socialiste vainqueur à l’élection présidentielle. En cause, le bilan quasi indéfendable du Président sortant. Même si certains y croient encore et toujours, ils sont de plus en plus rares. Comment croire en un parti qui n’a pas su tirer profit de sa victoire pour appliquer ce qu’il a promis au Français ?  


Certains y croient encore. A 3 mois de l’élection, rien n’est joué. Néanmoins, les premières estimations montrent un candidat PS très loin de Marine Le Pen ou de François Fillon, et le plus souvent en dessous de Jean-Luc Mélenchon, ancien membre du parti. C’est certainement signe de fatigue de l’appareil politique qui est le Parti Socialiste français. En étant réaliste, le seul objectif de cette consultation ouverte est de désigne celui ou celle qui prendra les rênes du futur parti d’opposition majoritaire ou minoritaire. En prenant la direction du parti, il ou elle pourra éventuellement reconstruire un parti socialiste neuf, permettant une gauche assez lucide pour être  présidentiable dans 5 ans ou 10 ans.


Est-ce bien raisonnable de se déchirer pour anticiper son futur statut de parti d’opposition ?
Bien sûr, toute fracture en politique a des conséquences sur la suite. Les fractures au sein de la gauche mises en évidence lors du quinquennat entre le gouvernement et les frondeurs ont montrés que quelques soit la situation, les deux groupes n’ont pas pu trouver d’accord. La situation pourra se répètera au cours de cette élection. C’est toute la difficulté de la candidature PS. Néanmoins, doit-on pour autant dramatiser et dire que la Primaire Citoyenne n’est qu’un rassemblement d’espoirs perdus ? 


Il est certain que la primaire de gauche est un symbole de courage dans les circonstances actuelles. Les valeurs qu’elle représente pour bon nombre d’électeurs de gauche auront été bafouées si elle n’avait pas eu lieu. Après le succès de 2011, la gauche aurait été enterrée d’avance si elle n’y avait pas eu recours. Malgré le mystère pesant sur la participation, la gauche ne peut que tirer profit d’une expérience similaire. Après tout, apprendre de ses erreurs c’est aussi être lucide et réaliste.

Alors, peut-on encore croire en un potentiel exploit ?
Il est difficile d’émettre une hypothèse positive à l’heure d’aujourd’hui. Les sondages indiquent de mauvaises perspectives, au détriment d’Emmanuel Macron ou de Jean-Luc Mélenchon. Défendre un bilan difficilement défendable pourra être l’épreuve la plus difficile à subir pour les candidats d’une primaire qui a pour but de rassembler le plus de voix possibles.


Qui en sortira vainqueur ?


Résultats le 29 janvier