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Parlons Politique !

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Primaire de droite : comment les Républicains vont-ils rivaliser face au FN ?

Primaire de droite : comment les Républicains vont-ils rivaliser face au FN ?

Primaire de droite : comment les Républicains vont-ils rivaliser face au FN ?

A quelques jours du premier tour de la primaire républicaine, tout parait encore flou.  Face au FN en pleine prospérité dans les dernières élections et en pleine confiance grâce à l’élection de Trump aux Etats-Unis, et une gauche mortifère, la droite a intérêt de présenter un candidat plus que crédible pouvant faire le poids face à Marine Le Pen, qui va à présent droit vers la victoire.

7 candidats, pour une place en finale.  Pour se battre vers la victoire finale,  sur les 7 seul 3 candidats ont réellement une chance d’arriver au second tour, voir même en finale. Il faut être cohérant : Jean-Frédérik Poisson, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean François Copé et Bruno Le Maire n’ont aucune chance.  Malheureusement, face à un candidat de taille comme Marine Le Pen, ils ne sont pas en mesure d’intervenir ni de montrer un crédibilité républicaine. Leur manque de charisme et de prestance leur permet pas d’incarner la fonction présidentielle, ni de mener une majorité vers un projet qui fera avancer la France. La droite se veut dure, alors pourquoi amener vers la victoire un candidat mou du genou ? Veut-on réellement un Hollande bis ?

Le trio de tête incarne les trois survivants des dernières gloires de la droite : d’abord, on a  Alain Juppé, le doyen, petit frère spirituel de Jacques Chirac, ex-premier ministre, incarne le plus légitime des candidats. L’incarnation du leadership et sa vision d’un projet sur 5 ans retiennent l’attention : largement au dessus des autres dans les chiffres comme dans les idées, il est peut être celui qui a le moins à perdre : ayant été le bras droit de Chirac puis responsable du Quai d’Orsay, son expérience peut faire la différence contre une Le Pen et une gauche en pertes de repères. Mais le fait que son âge avance soit avancé, pourrait-il profiter de son statut pour faire un semblant de campagne et finalement tout perdre, à l’image d’Hilary Clinton ?

De l’autre côté du ring, on a Nicolas Sarkozy.  Favori au départ, il commence à partir loin dans les sondages derrière A.Juppé : affamé par le pouvoir, Nicolas Sarkozy souhaite à présent revenir là où les Français l’ont sortis il y a 4 ans et demi. Autant apprécié que François Hollande, il aurait été utile pour lui qu’il raccroche les crampons pour laisser la place à d’autres. Mais il est encore là. On se pas très bien à quoi il s’attend, il est rejeté à l’intérieur comme à l’extérieur de son camp. Hormis son fan club, on ne sait pas très bien qui pourrait voter pour lui.

Un troisième concurrent est arrivé il y a quelques jours chez les possibles vainqueurs : François Fillon. On est bien avec Brutus : premier ministre de Nicolas Sarkozy, il représente celui  qui a quitté ses rangs pour incarner un discours quasi similaire mais différent : incarner un candidat (trop) calme avec un programme identitaire qui satisfait les bourgeois inquiet des flux de migrants qui auraient honte de voter Le Pen. Un manque de charisme qui fait pourrait l’handicaper dans un potentiel débat contre Marine Le Pen. Malheureusement, se différencier juste pour diviser ne permet de rassembler.

Les candidats de la primaire de droite incarnent pour la plupart peu le changement que l’on souhaite voir : néanmoins, le candidat le plus légitime est le doyen des candidats, qui incarne une certaine gérontocratie du pouvoir malheureusement. Ainsi, les autres ne sont que des copies conformes d’une génération qui veut le changement tout étant restant les mêmes : les Français veulent du changement, différent de Hollande, différent de Sarkozy, et incarnant les valeurs d’une France qui va vers l’avant et non vers le recul qu’incarne une certaine Le Pen.