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Parlons Politique !

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Le FN : le culte de la peur "au nom du peuple"

Le FN : le culte de la peur "au nom du peuple"

Le FN : le culte de la peur "au nom du peuple"

Dirigé par la fille du leader charismatique de l’extrême-droite française Jean Marie Le Pen, Marine Le Pen donne aujourd’hui une tournure totalement différente au FN.
Passant de parti d’opposition à parti présidentiable, son rôle a fondamentalement changé lors du quinquennat de François Hollande : aujourd’hui, sa présence au second tour parait inévitable.
Néanmoins, les partis traditionnelles devront faire avec : le système se retourne contre eux, et Marine Le Pen incarne pour près d’un tiers de Français aujourd’hui l’avenir de la France, ce qui remet en cause la légitimité des partis traditionnels (PS, LR) dans le cadre du système politique.
Peut-on voir en le FN comme instrument de manipulation et de coordination du la peur du XXIème siècle ?


Tout d’abord, on note que le FN a pour principal caractéristique, comme tout parti d’extrême-droite et/ou souverainiste en Europe, la peur de l’autre.
Celle-ci se retrouve dans plusieurs aspects, comme en particulier tout ce qui concerne cette mystérieuse « préférence nationale » illusoire et utopique dans le contexte de la mondialisation lancé en France depuis plusieurs décennies. L’étranger ne mentionne plus l’ennemi comme il l’était autrefois : aujourd’hui il est simplement désigné comme concurrent du bon français « de souche ». Innocent, il ne peut être le maux de tous les crimes qui lui auraient étés attribués sous le règne du père : néanmoins, la démagogie frontiste nous mène à une double compréhension : d’une part, l’étranger ne peut être considéré comme ennemi, et de l’autre il prend le travail et/ou le revenu que le bon français devrait avoir sur son propre territoire national. Cette confusion et non compréhension de cette notion serait équivalente à dire en économie que le PNB vaut le PIB. Ceci mène vers deux réticences : tout d’abord, le FN rejette les immigrés dans l’idée d’intégration, symbole de la haine islamophobe et xénophobe encore existante au sein du parti. De plus, beaucoup plus grave cette fois-ci, le FN nie et dévalorise l’Europe tel qu’elle est aujourd’hui, et souhaite que la France, co-leader de l’Europe avec l’Allemagne, quitte le navire tel le Royaume-Uni. Certes notre union est imparfaite, mais elle doit être conservée, d’une manière ou d’une autre. Rejeter la construction européenne pour la bouder ensuite est équivalent à dire qu’il est préférable de vivre dans une caverne pour l’éternité que dans la société : comme le dises nos amis belges, « L’union fait la force »
De plus, Marine Le Pen souhaite, une fois au pouvoir, réduire la place de notre Nation au sein de l’ONU : la France est aujourd’hui, selon elle, trop importante dans le monde. Doit-on rejeter l’idée de vouloir s’imposer pour faire partie des plus grandes puissances mondiales au prix de l’isolationnisme ?


Le FN prend sa place dans la vie politique française aujourd’hui en incarnant le statut du parti populiste populaire dit « populo-populaire ». Omnibulé par des mensonges, l’électeur type du FN y croit tel au Père Noël et se fait manipulé par la pensée frontiste : néanmoins, savent-ils qu’ils sont manipulés ? Le mensonge et la supercherie du FN résulte en une stratégie bien pensée par les hauts gradés : faire croire mondes et merveilles avant de faire bien pire que l’ordre établi actuellement. Cette distinction que fait l’électeur moyen (théorisé par Churchill) entre l’ordre établi ( PS, LR en alternance) et l’incarnation d’un meilleur avenir ( FN) est très simple et basique : l’un promet depuis 1958 de faire toujours mieux mais n’y parvient que de manière très marginale la plupart du temps comme c’est le cas des deux derniers présidents représentants à la fois la gauche et la droite. De l’autre côté, on a un ancien parti marginal ayant aucune expérience du pouvoir en train de faire des propositions arrangeant celui qui ne voit pas le bout du tunnel, économique et politique.
Cet aspect de la stratégie frontiste se fait sur l’incarnation d’une pensée réactionnaire, de promesses sans manque d’originalité et un rapport avec les médias en règle générale plutôt distant.
Néanmoins, l’originalité peut être nuancée par l’apparition de promesses en relation avec d’autres partis souverainistes en Europe. L’exemple le plus flagrant est la proposition du FREXIT fait en copie conforme du BREXIT qui fut un succès pour leurs amis d’UKIP.
Ce discours démagogique incarnant les mêmes caractéristiques que le PCF au cours de la seconde moitié du XXème siècle inspire, par malheur, trop de personnes désespérés et ne croyant plus à un avenir républicain et digne d’une coopération entre nos partenaires européens et mondiaux : on peut faire un parallèle entre Marine Le Pen et la prise de pouvoir d’Adolf Hitler en 1933.
Un autre thème sur lequel la position du FN est populaire : la sécurité. Suite aux attentats commis en France en 2015/2016 par des acteurs liés à l’Etat Islamique, les lepénistes travaillent sur un rapprochement très ferme entre islamophobie, sécurité et propagande identitaire.
Cet état d’esprit mène vers un conservatisme des plus puissants : celui peut se décliner dès qu’il le veut en un comportement réactionnaire volontaire et souhaité : d’une part, le refus d’une société en progrès, notamment en ce qui concerne les acquis sociaux des minorités. Le refus du mariage pour tous d’une manière radicale, tendant de temps à autre à l’homophobie montre la vraie identité de ce parti.

Mais comment peut-on aujourd’hui imaginer que ce parti n’est que puissant grâce à l’illustration d’un nostalgisme et d’une anomie pour d’autre du système en place.
Comme la guerre froide entre 1945 et 1990, l’Europe doit maintenant être confronté à un combat idéologique entre Républicanisme et Souverainisme.


Ce fléau ne durera-t-il qu’un temps ?