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Parlons Politique !

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Mélenchon, un véritable populiste de gauche

Mélenchon, un véritable populiste de gauche

Mélenchon, un véritable populiste de gauche

Ancien membre du PS, il est aujourd’hui le leader spirituel de la gauche de la gauche. Après avoir reçu 11% des suffrages exprimés en 2012, il retente le coup. Après avoir soutenu François Hollande au 2nd tour de la présidentielle, il n’aura fait que critiquer le gouvernement socialiste en place.
Malgré des résultats mitigés aux différentes élections intermédiaires (entre 6 et 10%), le parti qu’il dirige, le Front de Gauche, fit mouche.
Néanmoins, un sondage paru en juin 2016 lui redonna de l’importance : il est actuellement au coude à coude avec François Hollande, et le candidat le plus plébiscités par les sympathisants de gauche. Cela peut être intriguant, surtout quand on voit les propositions du candidat du Front de Gauche, peu éloignés de l’anticapitalisme, de l’euroscepticisme et du communisme.
Comment Mélenchon peut-il attirer la foule à travers un discours démagogique et de la « gauche » d’un autre temps ?


On voit que le programme du Front de Gauche est pour le mieux, passéiste. D’autres diront qu’il est irréaliste. Voulant réduire les inégalités, il ne montre que la partie supérieure de l’iceberg. Changer le cours de la mondialisation ou constuire une autre Europe (seule) à l’heure actuelle sera suicidaire pour la France si elle agit de telle manière.
Mais on voit également que le programme de JLM est fait pour séparer encore davantage le patronat et les travailleurs. Un SMIC utopique passerait à 1700 euros et un salaire maximal serait de 360 000 euros annuels. Cela est irréalisable, utopique, et juste plausible pour celui qui ne comprend que les effets pervers du capitalisme. Ce dernier, il pourrait s’en débarrasser, en « reprenant le pouvoir aux banques et aux marchés financiers ». Comment peut-on avoir un discours comme tel en 2016 ? On a l’impression d’entendre du Georges Marchais…
Malgré cela, on a l’impression d’avoir un élu communiste devant nous. Mais cela n’est qu’une trompe l’œil : le PCF est une partie composante du Front de Gauche et n’est qu’une épave de l’histoire : il arrive même que le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent, soit en désaccord avec Mélenchon.


Le discours démagogue trompe donc le déçu socialiste ou le communiste convaincu, futur électeur de Mélenchon de l’an prochain.
Refusant de s’inscrire dans la lignée du PS en refusant la primaire, il sait qu’il sera le témoin de la défaite collective (toute gauche confondues).
Néanmoins, il pourra y porter sa responsabilité. Refusant toute coopération, il empêche de façon conséquente l’accès au second tour pour François Hollande. Toute les voix de Mélenchon sont des voix perdues pour le président sortant. Néanmoins, on doit toujours se demander comment des voix pour Hollande, personnage politique de gauche et pro-européen, ont pu passer dans les mains d’un homme eurosceptique et ayant un plan pour l’avenir pas viable.
Mais Mélenchon est la sentence pour le PS, qu’il doit payer pour n’avoir assez écouté ces militants durant ces dernières années : le manque de crédibilité après un échec exécutif et le manque d’innovation coute cher en politique.
Etant donné que l’aile gauche du PS est proche du Front de Gauche, doit-on craindre que Hollande se fasse doubler par sa gauche ?

Pour conclure, nous pouvons voir que Jean Luc Mélenchon est certainement un des hommes les plus influents à gauche aujourd’hui. Mais à force de crier le plus fort, risque-t-il de se faire marginaliser comme un vulgaire marchand de tapis voulant vendre au plus offrant sa marchandise ?