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Parlons Politique !

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Juppé : la (future) droite forte ?

Vu par 38% des électeurs potentiels de l'élection primaire de la droite comme leur meilleur candidat, Alain Juppé creuse l'écart avec Nicolas Sarkozy. Le septuagénaire incarne, paradoxalement, un renouveau pour l'opinion publique face au sarkozysme, qui ne fait plus rage, 10 ans après.

Fils spirituel de Jacques Chirac et gaulliste, Alain Juppé représente aujourd'hui pour une majorité des sondés l'idéologie d'une droite républicaine. Ses idées modérés lui permettent une ouverture sur le centre.
Il a, jusqu'à présent, le soutien de François Bayrou, chef de file du Modem. Ce dernier a tout de même voté Hollande en 2012. Ayant dans un dernier sondage 12% de votes, la droite ne peut se passer du soutien centriste. Certes, Nicolas Sarkozy garde le cap à droite, en voulant draguer les électeurs du FN. En raison de valeurs républicaines, comme le dit si bien le nouveau nom du parti, faut-il se diriger vers des idées démocrates ou davantage conservatrices?

Il est clair que Alain Juppé joue sur le capital sympathie des électeurs. Voulant n'être président que pour un seul quinquennat, Juppé incarne l'inverse de Nicolas Sarkozy, en voulant mettre en oeuvre ses projets pour la France en cinq ans. Fini donc, la politique présidentielle purement politicienne . Il est bien connu que sur un mandat, les trois premières années sont les années dans lesquelles les plus grandes décisions sont prises. Les deux suivantes font simplement office de pré-campagne.

N'est-il pas ce que veulent les français comme président ?

Un homme, certes âgé mais mature, mettant en place un tas de grand travaux pour reconstruire la France, laissant au passage sa place dans l'histoire à travers laquelle il aura mené sa fonction présidentielle jusqu'au bout en prenant en aucun cas ses décisions dans l'optique d'un prochain scrutin présidentiel.
Alain Juppé aura, malgré tout, mis à mal les sarkozystes. L'écart au sein du parti entre les deux camps, qui a jusqu'à peu été favorable à Nicolas Sarkozy, est aujourd'hui très serré.
De plus, 50% des électeurs de gauche aurait de la sympathie pour Alain Juppé, contre 8% pour Nicolas Sarkozy.
L'expérience prouve qu'un grand homme d'État est un homme respecté et apprécié de tout bord politique.
Y compris pour certains "nouveaux arrivants" au FN, Alain Juppé serait l'homme d'État idéal.
La droite forte doit incarner une droite pleine et plurielle, devant déborder de la gauche à la droite conservatrice.
En sortant plusieurs livres entre 2015 et fin 2016, Alain Juppé lâche pas sa plume et dévoile peu à peu sa définition de la France, et donc son programme présidentiel. Il s'inspire de Valéry Giscard d'Estaing en dévoilant son programme présidentiel par des écrits :
Il tente donc d'éviter les professions de foi en grande pompe comme le ferait si bien Nicolas Sarkozy dans d'innombrables discours et interventions télévisées.
Un clin d'oeil à François Hollande peut-être, en annonçant son programme d'une manière sobre et "normale".
La droite, qui pourra a priori être davantage structurée, lorsque elle sera réunie, que la gauche, pourra mettre en place un nouveau vent politique après les échecs de François Hollande et de Nicolas Sarkozy qui n'auront au jour d'aujourd'hui pas inspiré la confiance des français.
Le maire de Bordeaux, ancien premier ministre sous Jacques Chirac, aura relancé sa ville en ayant mis en place une politique de grands travaux, ce qui amène cette dernière à un statut de ville de province important. Pourra-t-il faire la même chose avec la France ?

Ce qui est clair, c'est qu'un homme ayant un passé assez conséquent en politique, rempli de hauts et de bas, peut prouver à la Nation que l'avenir n'est pas tout tracé et que la maturité et le recul peuvent faire toute la différence face à un pays qui n'a plus confiance en ses responsables politiques.